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Zika

  A la date du 18 août 2016,
En Guyane, le nombre hebdomadaire de cas cliniquement évocateurs de Zika était stable et faible au cours de la première quinzaine d’août. Cependant, le réseau de médecins sentinelles étant incomplet au cours de ces deux semaines, cette tendance doit être confirmée dans les semaines à venir. Le cas échéant, la fin de l’épidémie sur les secteurs du Littoral serait annoncée. L’impact de l’épidémie sur l’activité hospitalière était faible à modérée. La situation épidémiologique sur le Maroni, l’Oyapock et le secteur de l’Intérieur-Est correspond toujours à une transmission autochtone du virus Zika.*Programme de surveillance, d’alerte et de gestion des émergences

Le virus du zika a été isolé chez l’homme pour la première fois en 1952 en Ouganda et en Tanzanie. Il a provoqué récemment quatre grandes épidémies : en Micronésie sur l’ile de Yap en 2007, en Polynésie française en octobre 2013, en Nouvelle Calédonie en janvier 2014 et au Brésil en mai 2015.

Actuellement, de nombreux pays d’Amérique du Sud, dont le Surinam rapportent des cas de zika.

Qu' est-ce que le Zika ?

   ► C’est une maladie due au virus ZIKA
   ► Ce virus est transmis par les moustiques du genre Aedes qui piquent de préférence en début et en fin de journée
   ► Ce moustique transmet également le virus de la Dengue et du Chikungunya.

La maladie se transmet à une personne saine après une piqûre par un moustique infecté.  

Quels sont les symptômes les plus fréquents de la maladie ?

La durée entre la piqûre par le moustique et les premiers symptômes (durée d’incubation) varie de 3 à 12 jours. L’infection est sans symptômes dans 75 à 80 % des cas. Dans les autres cas, on observe une fièvre modérée, des douleurs articulaires, des maux de tête, de la fatigue et une éruption cutanée avec souvent des démangeaisons.

Une vigilance particulière s’impose pour les femmes enceintes en début de grossesse. En effet, des malformations congénitales ont été décrites suite à l’épidémie de Zika au Brésil. La protection contre les piqûres de moustiques est impérative.
  

Mobilisation de l' ARS

L’Agence régionale de Santé, la Collectivité Territoriale de Guyane (qui assure la lutte antivectorielle) et la CIRE Antilles Guyane ont d’ores et déjà déployé un dispositif renforcé de surveillance et d’intervention.

En Guyane, un plan d’action est en cours, pour limiter la diffusion de la maladie dans notre région.

Il comprend :

Une surveillance sanitaire renforcée pour repérer tout cas de Zika et agir immédiatement et de façon coordonnée, pour éviter toute transmission de la maladie et l’apparition de foyers épidémiques,

 Un protocole commun d’intervention rapide et renforcée, dès l’apparition d’un cas,

 La mobilisation de l’ensemble des professionnels de santé depuis le mois de juillet 2015,

 Des fiches d'information et de conduites à tenir diffusées aux professionnels de santé, ainsi qu'un protocole ciblé concernant les femmes enceintes,

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L'information auprès des passagers au départ et à l’arrivée à l'aéroport,

 La diffusion de messages de prévention à l'attention de chacun et en particulier des femmes enceintes.

Comment se protéger du ZIKA ?